dimanche 26 janvier 2020

De la défense des droits de l'homme à la dérive autoritaire.


De la défense des droits de l’Homme à la dérive autoritaire.

Dans son article “El autoritarismo de los pañuelos blancos”, publié le 19 janvier dernier, l'ex-ministre de la Culture de la ville de Buenos Aires et directeur artistique du Théâtre Colon Darío Lopérfido décrit la lente dérive des organisations dites de défense des droits de l’Homme en Argentine, qui sont passées d’un combat humaniste à une dérive autoritaire et mafieuse que rien ne semble pouvoir arrêter (voir notre article du 28 mars 2019 à ce sujet).



Non seulement ces militants nient ou déforment la vérité historique, mais font preuve d’un sectarisme sans borne allant jusqu’à traiter tous ceux qui ne sont pas d’accord avec eux d’ennemis qu’il faut détruire. 


Aujourd’hui seules ces associations sont élevées au rang de victimes officielles des années 70, les autres n’existent pas, surtout lorsqu’elles sont le fait d’actes venant de leurs rangs. Le problème de ces militants péronistes réside depuis toujours dans leur goût pour la violence politique et la corruption, que l’on trouve encore aujourd’hui. Ces associations exploitent sans vergogne leur « vérité », et démolissent tous ceux qui n’en font pas partie. Même lorsqu’il s’agit de défendre des militants ou des responsables politiques empêtrés dans des affaires judiciaires de détournement d’argent ou de corruption. Leur idéologie est à géométrie variable, et bien entendu au détriment des classes populaires, qu’elles prétendent pourtant défendre.



Georges Orwell
L’écrivain politique Georges Orwell avait un sens aigu pour percevoir les tyrannies futures, allant même jusqu’à la critique de son propre camp, la gauche, lorsqu’elle se transformait en tyrannie. Car ce qu’il a vu de cette gauche en action l’a terrifié, notamment pendant la guerre civile espagnole, avec son goût pour la violence et sa lâcheté à dénoncer les forfaitures commises en son nom. Toute sa vie il refusa les compromissions avec les régimes totalitaires, quels qu’ils fussent, réfutant tout arbitraire d’où qu’il vienne. Il en paya le prix car il fut honni à la fois par les libéraux pour son socialisme et par les communistes pour sa critique féroce de l’idéologie, méprisé par les « élites » pour son souci des personnes ordinaires, « les petites gens ».


C’est ce qui arriva à l’historien et philosophe Tzvetan Todorov, et que rappelle fort à propos Dario Loperfido dans son article (lui même ayant souffert également d'ostracisme depuis ses déclarations sur la véracité du nombre réel de disparus). Après avoir été opportunément invité à visiter le Parc de la mémoire et l’ESMA en 2010, il a déclaré au grand dam de ces associations de « droits de l’homme », "qu'une société a besoin de connaître l'histoire, pas seulement avoir la mémoire. Dans le cas argentin, le terrorisme révolutionnaire a précédé le terrorisme d'État militaire et on ne peut pas comprendre l’un sans l'autre." Il ajoutait également que : « La mémoire collective est subjective : elle reflète les expériences de l'un des groupes constitutifs de la société, de sorte qu'elle peut être utilisée par ce groupe comme un moyen d'acquérir ou de renforcer une position politique ».
 

Lui qui avait tant souffert de la barbarie communiste en Bulgarie avant de se réfugier en France, avait compris, dès 2010, ce que cette construction mémorielle par l’une des parties prenantes à un épisode dramatique recelait de danger et de risque d’instrumentalisation. Il a bien entendu été immédiatement critiqué par ces militants sectaires et fanatiques, qui n’ont pas compris la portée profonde de son message, et les risques inhérents à cette instrumentalisation.  En 2020, et au regard des faits, on comprend à quel point celui-ci était prophétique, et comment la haine a rendu aveugle ces militants !


Récemment, le philosophe français Michel Onfray a publié “De la théorie de la dictature”, qui s’inscrit dans cette filiation de Orwell. Revenant sur deux de ses ouvrages, “la ferme des animaux” et “1984”, il y décrypte en quoi ils ont une portée qui va bien au-delà de leur contexte historique et du totalitarisme soviétique de l’URSS, et fonctionnent non seulement pour les dictatures passées mais aussi à venir. Onfray voit dans « 1984 » les sept commandements qui constituent l’essence de la dictature :

-          Détruire la liberté,

-          Appauvrir la langue,

-          Abolir la vérité,

-          Supprimer l’histoire,

-          Nier la nature,

-          Propager la haine,

-          Aspirer à l’Empire.


Sa conclusion porte sur l’application de ces principes au monde actuel. Incontestablement, si l’on met en exergue la situation en Argentine à l’énoncé de ces principes, on ne peut que prendre Onfray au sérieux et s’inquiéter que l’air du temps déjà passablement irrespirable n’y devienne pestilentiel… 





Liens vers les articles mentionnés :

https://www.infobae.com/opinion/2020/01/19/el-autoritarismo-de-los-panuelos-blancos/https://www.infobae.com/opinion/2020/01/19/el-autoritarismo-de-los-panuelos-blancos/

mardi 21 janvier 2020

CasppaFrance: De la causa Nisman a los juicios por crímenes de l...

CasppaFrance: De la causa Nisman a los juicios por crímenes de l...:   El 18 de enero del 2015 el fiscal argentino Alberto Nisman es encontrado muerto en su domicilio mientras llevaba   a cabo la investiga...

De la causa Nisman a los juicios por crímenes de lesa humanidad: los numerosos errores de la justicia argentina


 El 18 de enero del 2015 el fiscal argentino Alberto Nisman es encontrado muerto en su domicilio mientras llevaba  a cabo la investigación del atentado a la mutual judía AMIA, que dejó 85 muertos y 300 heridos en 1994 y estaba a punto de hacer declaraciones al Congreso Argentino.

 Había hecho graves acusaciones contra la presidente Cristina Kirchner, acusada de querer blanquear a los iraníes sospechosos de ser responsables de ese atentado.

 Este caso emblemático de incompetencia de la justicia argentina, que no solamente no ha aportado respuesta a los familiares desde 1994, sino que además revela los lazos entre políticos y jueces, la corrupción generalizada, así como la existencia de servicios secretos en diversos asuntos de “ajustes de cuentas”… la última campaña electoral para la presidencia fue “edificante “ por el nivel de amenazas a los jueces que habían inculpado de corrupción a miembros del Gobierno de Kirchner.

Desde su llegada al poder, el Presidente Fernández decidió retomar el tema Nisman y declaró que el trabajo de los gendarmes “ carecía de rigor científico” poniendo en causa la tesis del “Homicidio “en beneficio de” Suicidio”….      Con qué objetivo un Presidente en ejercicio se mezcla en un asunto judicial en el que se encuentra involucrada su vice-presidente? (con otros 14 procesos en curso que intenta anular por todos los medios posibles desde el momento de su elección).

¿Esta influencia de la política y del poder Ejecutivo sobre la justicia, porque no? La intervención de los servicios de información cuando es necesario…no es un secreto para nadie, así como tampoco la corrupción generalizada de las “elites” de ese país… Además el presidente Fernández no tiene ni siquiera la precaución de simular una cierta independencia de la justicia y decide que la investigación debe ser reorientada con su Ministro de Justicia….

Sin embargo, cuando se trata de evocar la politización de los asuntos llamados de” Lesa Humanidad”, las lenguas se silencian…. Pero se trata de lo mismo, peor aún, tantos derechos pisoteados justificados en nombre de una historia dolorosa.

La justicia fabricó culpables cuya sola pertenencia  a una Institución militar o policial en el pasado son suficientes para condenarlos de por vida, sin ninguna prueba ni instrucción digna de ese nombre
Estos tratamientos políticos de asuntos jurídicos constituyen un largo hábito en los magistrados argentinos, que se presentan como hombres políticos u hombres de negocios.

Tomemos el célebre caso de Luis Moreno Ocampo…su herencia en la Corte Penal Internacional (CPI) podría hacer sonar la alarma sobre la Justicia Penal Internacional…La cantidad de “dossiers” que fabricó  sin prueba alguna, son, hoy en día un dolor de cabeza para su sucesor, ,ientras las sospechas de enriquecimiento ilícito se acumulan en su contra, con la posesión de numerosas sociedades offshore en paraísos fiscales como Panamá o Islas Vírgenes Británicas, lo que además es el colmo para un ex presidente de Transparency International Argentine (  ver la cantidad de elementos revelados por investigaciones  realizadas por el medio europeo titulado “ los secretos de la Corte “ que analizó más de 4000 elementos confidenciales que sacaron a la luz las curiosas prácticas de la CPI  durante la era Ocampo.
 
Hoy el asunto más visible de estos 9 años de trabajo concierne al ex Presidente de la Cote d’Ivoire  Laurent Gbagbo, acusado de crímenes de Lesa Humanidad sin elementos sólidos y sin ninguna basa legal…Hoy ha sido liberado.

En lugar de concentrarse en los dossiers como un fiscal digno de ese nombre, Ocampo actuó como un hombre político en cruzada contra “ las fuerzas del mal” representadas por los enemigos de sus amigos, lanzando así dudas profundas sobre la independencia de la CPI. Felizmente para sus detractores el fiscal argentino no actúa solo, la corte está allí para velar por el respeto del derecho y ellos han podido hacer valer sus derechos frente a la ausencia de elementos de carga, Se hizo Justicia…guste o no…..

En derecho penal la duda beneficia al acusado, pero en Argentina …NO

Si Usted es “blanco” de un juez, su convicción (real o fabricada para la ocasión) es suficiente para condenarlo sin necesidad de trabajar en el caso o de aportar pruebas sólidas.

Otro fiasco revelado por el trabajo de un periodista Francés es el caso de 2 jóvenes estudiantes francesas que fueron brutalmente asesinadas en julio 2001 en Argentina, su investigación permitió revelar una instrucción armada y la impunidad que reinaba alrededor de las verdaderas muertes de las Francesas ( “Crímenes en aguas turbulentas “de Jean Claude Chatard). Este trabajo permitió poner en evidencia como los jueces bajo la presión política (intervención del Presidente de la República Francesa) y mediática, habían fabricado culpables, mientras que otras pistas no habián sido investigadas, en detrimento de los familiares de las víctimas…. ¿Este dossier será reabierto?  ¿Conoceremos algún día la realidad del hecho?     

Quién puede, hoy en día negar la parcialidad de la justicia en todos los asuntos emblemáticos y su unión permanente a los hombres políticos, las partes civiles, o los servicios secretos, en lugar de confeccionar investigaciones y elementos de prueba tangibles?

¿Los jueces argentinos a cargo de los casos de Lesa Humanidad están todos sospechados de corrupción ya que sus niveles de vida no condicen con sus ingresos… fueron investigados?

¿Les retiraron los casos que tenían a su cargo?? …por supuesto que NO!

El presidente de Casppa France denunció este doble escándalo…hoy, está  en prisión… 
        
Que periodista   tendrá el coraje de hacer un trabajo de investigación    objetivo para denunciar estas irregularidades, que permitieron al poder de turno, sin ninguna base legal colocar en escena estos casos llamados de “Lesa Humanidad” dignos de juicios stalinianos de la ex URSS, en Argentina?                             

dimanche 19 janvier 2020

CasppaFrance: De l’affaire Nisman aux procès dits de "crimes con...

CasppaFrance: De l’affaire Nisman aux procès dits de "crimes con...: De l’affaire Nisman aux procès dits de "crimes contre l’humanité" : les nombreux errements de la justice argentine. Le 18 ...

De l’affaire Nisman aux procès dits de "crimes contre l’humanité" : les nombreux errements de la justice argentine.


De l’affaire Nisman aux procès dits de "crimes contre l’humanité" : les nombreux errements de la justice argentine.

Le 18 janvier 2015, le Procureur argentin Alberto Nisman était retrouvé mort à son domicile, alors qu’il était en charge de l’enquête sur l’attentat de la mutuelle juive AMIA, qui avait fait 85 morts et 300 blessés en 1994, et qu’il s’apprêtait à faire des révélations au Congrès argentin. C’est en particulier sur l’ex-Présidente Cristina Kirchner qu’il avait porté de graves accusations, la soupçonnant de chercher à blanchir les iraniens responsables présumés de cet attentat. 

Cette affaire est emblématique de l’incompétence notoire de la justice argentine, qui non seulement n’a toujours pas apporté de réponses aux familles des victimes depuis 1994, mais révèle qui plus est, les liens entre les politiques et les magistrats, la corruption généralisée, ainsi que l’implication des services secrets dans de nombreuses affaires de règlements de comptes. La dernière campagne électorale présidentielle a été à ce titre édifiante, le niveau des menaces à l’encontre des magistrats ayant inculpés les membres du gouvernement Kirchner de corruption ayant atteint un seuil inquiétant.
Depuis son arrivée aux affaires, le Président Fernandez a décidé de revenir sur cette enquête Nissman, et déclaré que le travail des gendarmes « manquait de rigueur scientifique », remettant ainsi en cause la thèse de l’homicide, au profit de celle du suicide. A quel titre un Président en exercice se même-t-il d’une affaire judiciaire en cours, dans laquelle sa vice-Présidente se trouve mêlée (avec plus de 14 autres affaires en cours qu’elle cherche à faire annuler depuis son élection par tous les moyens) ? 

Cette influence de la politique et du pouvoir exécutif sur la justice, avec pourquoi pas l’aide des services de renseignements lorsque cela s’avère nécessaire, n’est plus un secret pour personne, tout comme la corruption généralisée des élites de ce pays. D’ailleurs, le Président Fernandez ne prend même pas la précaution de simuler une quelconque indépendance de la justice, il décide de facto que l’enquête doit être réorientée, avec sa ministre de la Justice.

Pour autant, lorsqu’il s’agit d’évoquer la politisation des affaires dites de « crimes contre l’humanité », les langues se font moins disert. Il faut dire que la pression médiatique et politique est à son maximum. C’est pourtant bien ici de la même chose dont il s’agit, en pire, tant les droits bafoués sont nombreux, justifiés au nom d’une histoire douloureuse. La justice se mue en fabrique de coupables, dont la seule appartenance à une institution militaire, ou policière dans le passé suffit à condamner à vie, sans aucune preuve ni instruction digne de ce nom.

Ces traitements politiques d’affaires juridiques constituent pourtant une longue habitude chez les magistrats argentins, qui se rêvent hommes politiques ou riches hommes d’affaires. Prenons l’exemple du plus célèbre d’entre eux : Luis Moreno Ocampo. Son « héritage » à la Cour Pénal Internationale (CPI) risque fort de sonner le glas de la justice pénale internationale. Le nombre de dossiers qu’il a monté de toutes pièces, sans aucune preuve, est aujourd’hui un véritable camouflet pour son successeur. Tandis que les soupçons d’enrichissement personnels illicites s’accumulent contre lui, avec la possession de nombreuses sociétés offshore dans des paradis fiscaux tels que le Panama et les Iles vierges britanniques, ce qui est au passage un comble pour un ancien Président de Transparency international Argentine… (voir les nombreux éléments révélés par l’enquête d’un collectif de médias européens intitulée « les secrets de la Cour », qui a analysé plus de 40. 000 documents confidentiels, mettant en lumière les curieuses pratiques de la CPI sous l’ère Ocampo). 

Aujourd’hui, l’affaire la plus visible de ces 9 années de travail concerne l’ancien Président ivoirien Laurent Gbagbo, accusé de crimes contre l’humanité sans aucun élément solides, et sans base légale, il a été libéré. Au lieu de se consacrer à ses dossiers comme tout procureur digne de ce nom, Ocampo a agi en homme politique en croisade contre les « forces du mal » qu’il s’est désigné, en priorité les ennemis de ses propres amis, jetant ainsi des doutes profonds sur l’indépendance de la CPI. Heureusement pour ces prévenus, le Procureur argentin n’agit pas seul, la Cour est là pour veiller à respecter le droit, et ces prévenus ont pu faire reconnaitre leurs droits en l’absence d’éléments à charge. La justice est passée, que cela plaise ou non. En droit pénal, le doute profite à l’accusé. Pas en Argentine. Lorsque vous êtes la cible d’un magistrat, sa conviction (réelle ou fabriquée pour l’occasion) suffit à vous condamner, sans besoin de travailler son dossier, et d’apporter des preuves solides.

Autre fiasco qui a été révélé grâce au travail d’un journaliste français : le cas des deux jeunes étudiantes françaises, violées et assassinées sauvagement en juillet 2001 en Argentine. Son enquête a permis de révéler une instruction plus que bâclée et l’impunité qui régnait autour des véritables meurtriers des françaises (« crimes en eaux troubles », de de Jean-Charles Chatard). Ce travail a permis de mettre en évidence comment les magistrats, sous la pression politique (l’intervention du Président de la République français) et médiatique, avaient fabriqué des coupables, alors que de nombreuses autres pistes n’avaient pas été suivies, au grand dam des familles des victimes. Ce dossier sera-t-il rouvert, connaitra-t-on un jour la vérité ?

Qui aujourd’hui peut objectivement nier la partialité de la justice dans toutes ces affaires emblématiques, et sa collusion permanente avec les hommes politiques, les parties civiles, ou encore les services de renseignement, à défaut de pouvoir constituer des dossiers et des éléments de preuves tangibles ? Les juges argentins en charge des dossiers dits des crimes contre l’humanité sont tous soupçonnés de corruption, tant leur niveau de vie est devenu sans commune mesure avec leurs revenus. Ont-ils été enquêtés, leur a-t-on retiré les dossiers dont ils avaient la charge ? Bien sûr que non…Le Président de Casppa France, Mario Sandoval, n’a eu de cesse de dénoncer ce double scandale, il est aujourd’hui sous les verrous.

Quel journaliste aura le courage de faire un travail d’investigation objectif pour dénoncer aujourd’hui ces collusions, qui ont permis au pouvoir argentin, sans aucune base légale, de mettre en scène ces procès « dits de crimes contre l’humanité », dignes des procès staliniens de l’ex-URSS, en Argentine ?