vendredi 24 juillet 2020

L’épidémie du Covid 19 met en exergue le deux poids deux mesures de la justice vengeresse argentine.


L’épidémie du Covid 19 met en exergue le deux poids deux mesures de la justice vengeresse argentine et démontre à quel point certains magistrats sont devenus des affidés du pouvoir dans cette fuite en avant dévastatrice.

 


Alors que l’État argentin est déjà responsable de la mort en captivité de 570 prisonniers politiques accusés illégalement de crimes contre l’humanité, le coronavirus qui sévit de plus belle dans ce pays met en exergue l’acharnement de la justice à l’encontre de cette population carcérale dont la moyenne d’âge est pourtant de 75 ans, et démontre la différence de traitement dont elle fait preuve une fois de plus.

Ces prisonniers font clairement partie de la population la plus à risque face à ce virus, et nombre d’entre eux ont légitimement sollicité la prison domiciliaire en raison du risque qu’ils encourraient. Pourtant les juges en charge de ces affaires ont jusqu’à maintenant systématiquement refusé les demandes à de rares exceptions près (73% de refus à la date du 26 juin)[i]

Cette différence de traitement avec les prisonniers du clan Kirchneriste accusés de corruption a déjà été largement relevé et commenté dans les médias de ce pays, notamment pour le plus célèbre d’entre eux[ii] ; ces derniers ont bénéficié largement de ces mesures, bien que n’étant pas parmi les populations les plus exposées. Enfin les prisonniers de droit commun dont les prisons étaient touchées par cette épidémie ont bénéficié aussi largement de mesures domiciliaires, ou de liberté anticipée, compte tenu notamment des conditions de surpopulation dans lesquelles ils étaient détenus.
Rappelons accessoirement que de nombreux accusés de crimes contre l’humanité sont en détention provisoire en attente de leur procès ou en appel. Ces personnes sont donc présumées innocentes, tant qu’un jugement définitif ne les a déclarés coupable.  Une détention provisoire est justifiée pour éviter la fuite ou l'élimination de preuves ou encore la répétition du délit ou du crime. On voit mal comment ces 3 conditions seraient remplies dans les cas qui nous occupent, plus de 40 ans après les faits supposés, et s’agissant de personnes âgées atteintes pour beaucoup de lourdes pathologies. D'autres alternatives à la détention existent.  Rappelons ici que les 590 accusés décédés à ce jour étaient tous dans ce cas de figure, et sont morts en détention sans être condamnés. Les responsables de ces morts devront rendre des comptes.

Mais étrangement concernant les accusés des mal nommés crimes contre l’humanité, ces morts ne suffisent pas, et les juges continuent de faire usage de toute la capacité d’imagination dont ils sont capables pour trouver des arguments de refus aux demandes de libération ou de détention domiciliaires (et non de principes juridiques qu’ils sont sensés appliquer !). A les en croire, ces prisonniers seraient même des privilégiés, car ils seraient mieux soignés que la plupart des citoyens argentins lambda. Lire un tel argument fallacieux émanant d’un magistrat est assez effrayant et démontre une fois de plus l’irrationalité qui touche à ce sujet, alors que la justice est censée apporter une réponse apaisée à la société, loin des passions qui l’agitent. Ici on enferme jusqu'à ce que mort s’ensuive, comme le revendique les associations "de droit de l'homme" argentine.

Par ailleurs pour qui connaît la réalité des prisons argentines, cette situation a de quoi être effrayante, et alors même que « l’état d’urgence pénitentiaire » a été déclaré il y a plus d’un an,. Rappelons que dans ses observations et recommandations à la suite de sa visite de 2018 en Argentine, le rapporteur des Nations-Unies contre la torture et les traitements inhumains et dégradants a déclaré à propos des lieux de détention argentins « Je tiens à souligner que les conditions de détention que je viens de décrire sont contraires aux normes internationales et totalement incompatibles avec la dignité humaine. Il ne fait aucun doute qu’en permettant que cette situation se reproduise, se poursuive et s’aggrave malgré les demandes répétées de la société civile et des mécanismes internationaux, l’Argentine est responsable d’une situation généralisée, et violation persistante de la Convention contre la torture et autres peines ou traitements cruels, inhumains ou dégradants. Il n’y a aucune justification économique, politique, juridique ou autre à toute action ou omission des pouvoirs législatif, exécutif ou judiciaire qui exposerait délibérément les êtres humains à ces conditions intolérables. »

Aujourd’hui plusieurs unités pénitentiaires fédérales sont touchées par le coronavirus[iii], et tout tend à croire que bientôt celui-ci ne sera plus sous contrôle. Cette urgence sanitaire vient s’ajouter à un état de délabrement avancé et à des conditions indignes déjà dénoncées[iv], et cette épidémie aura d’autant plus d’impact si elle touche des personnes âgées et malades. Les juges sont au courant de cet état de fait, mais feignent de l’ignorer en ordonnant que le service pénitentiaire (SPF) fasse le nécessaire pour garantir le protocole sanitaire et justifier ainsi le maintien en détention de ces personnes. Ces décisions sont terriblement cyniques, car les magistrats savent que le SPF n’a pas les moyens de mettre en œuvre cette demande. Qu'attend t'on pour agir?

Ainsi la justice argentine devrait-elle cesser de considérer qu’elle peut décider tout et n’importe quoi s’agissant de « crimes contre l’humanité » et se comporter enfin conformément aux engagements internationaux auxquels ce pays a adhéré. Il en va de la responsabilité de l’État argentin, mais aussi de la responsabilité individuelle de chacun, juge, médecin, personnel du service pénitentiaire fédéral. Il est choquant qu’au nom des droits de l’Homme et de la justice, on commette aujourd’hui et en toute connaissance de cause de tels traitements inhumains et dégradants sur des personnes en état de vulnérabilité, et dont une majorité n’a pas été condamnée.  Le Président Fernandez doit démontrer aujourd’hui que ses paroles[v] ne s’adressaient pas uniquement à « ses prisonniers », mais bien à tous, s'il ne veut pas avoir la vie d'autres personnes injustement détenues sur la conscience. Le temps presse. 

Casppa France, le 24 juillet 2020.


 

 

 

lundi 6 juillet 2020

HPC1 DE EZEIZA : EL CORREDOR DE LA MUERTE.


HPC1 DE EZEIZA : EL CORREDOR DE LA MUERTE.

Los 12 presos políticos acusados ilegalmente de delito de lesa humanidad, alojados en el segundo piso del HPC1 Ezeiza del Servicio Penitenciario federal, deambulan por el corredor de la muerte de ese nosocomio, porque la justicia federal, caprichosamente los mantienen privados de libertad bajo el eufemismo que están en un hospital penitenciario de alta complexidad. 

¿Algún miembro de la Justicia, del cuerpo médico forense, PPN, fiscales, comisión de cárceles, etc., visito y observo las instalaciones, la higiene, los servicios profesionales, para luego afirmar que ese hospital no merece ser calificado de alto riesgo para las personas privadas de libertad bajo protección del Estado? 

Nadie de honesto, respetuoso de los derechos humanos, objetivo, independiente e imparcial debe decir que ese horrendo lugar es un hospital, porque es lo más inhumano, degradante, humillante que pueda existir en el universo del servicio penitenciario federal (junto con las unidades 28- 29). Debería simplemente ser clausurado sus instalaciones y su personal detenido en una cárcel acusado de numerosos delitos. 

Los presos políticos alojados en ese lugar viven en celdas comunes, individuales (donde comen, duermen, con inodoro en el lugar), sin comodidades, techos y paredes húmedas, con escasa ventilación, los muros y pisos están en reparaciones hace años y años, los baños deben ser regularmente destapados. No tienen líneas telefónicas de entrada, cuando en cualquier cárcel común disponen de medios de comunicación para que las familias, amigos, abogados, puedan llamar al lugar. Las instalaciones no están realizadas para recibir adultos mayores o enfermos, con numerosas patologías, teniendo una media de 80 años en esa población. La comida no garantiza los aportes nutricionales y sobre todo no respecta los protocolos relacionados con el coronavirus como fui denunciado recientemente por los internos en un acta circunstanciada, labrada y enviada a la justicia a los efectos correspondientes. 

Los médicos engañosamente muestran comprensión y solidaridad cuando deberían decir de forma enérgica a la justicia (porque la ley los autoriza) que esas personas, es decir los presos políticos no pueden permanecer en un lugar insalubre, infectada de cucarachas, filtraciones y humedad. Al no realizar lo dispuesto en normas internacionales y convencionales, el cuerpo médico viola principios previstos en : 

1)    Protocolo de Estambul, correspondiente a los principios comunes a todos los códigos de ética de   atención de salud del 9/08/1999. 
2)     Código de ética médica de la asociación médica mundial, en particular el principio 58. 
3)    Principios de ética médica aplicable a la funcione del personal de salud, especialmente los médicos, en la protección de las personas presas y detenidas (resolución 37/194 del 18/12/1982 de la AG de la ONU, en particular los principios uno, dos y seis.) 
a/ principio 2: “constituye una violación patente de la ética médica, así como un delito con arreglo a los instrumentos internacionales aplicables, la participación activa o pasiva del personal de salud, especialmente de los médicos, en actos que constituyan participación o complicidad en torturas u otros tratos crueles, inhumanos o degradantes incitación a ello o intento de cometerlos”. 
4)     Convención americana de los Derechos Humanos, articulo 5.1 y 5.2.
5)    Servicios médicos previstos en las reglas mínimas para el tratamiento de los reclusos, actualmente  reglas de Mandela en punto 22 al 26, en particular punto 25.1 (res. 663/57, 2076/77, 70-115/2015)
6)     Pacto internacional de derechos civiles y políticos, articulo 10.1
7)   Resolución 43/173 del 9/12/1988 correspondiente al conjunto de principios para la protección de todas las personas sometidas a cualquier forma de detención o prisión, entre otros el principio 1.
8)    Resolución 34/169 del 17/12/1979 sobre el código de conducta para funcionarios encargados de hacer cumplir la ley, entre los artículos 5, 6 y 8.

Los médicos y el personal paramédico son el brazo armado de las resoluciones ilegales de los jueces federales y cómplices de los miembros del gobierno que legitiman esas decisiones. Estos actores olvidan que: “el Estado como responsable de los establecimientos de detención, es garante de los derechos de los detenidos (Neira Alegría y otros contra Perú, párrafo 60, CIDH, 19/01/1995)”. 

Además, en abril 2012 en la visita que realizo el Subcomité para la prevención de la tortura y otros tratos o penas crueles, inhumanas o degradantes (SPT), observo 2 puntos “con preocupación la insuficiencia de los servicios médicos en el servicio penitenciario federal como también falta de respecto de su privacidad y que los reclusos no reciben copias de los exámenes clínicos”. El gobierno por su parte en su política de venganza e irracionabilidad colabora activamente en la violación de los derechos humanos de  esos 12 enfermos presos político con una conducta perversa como lo manifiesta el  neo terrorista Secretario de los Derechos humanos de la Nación, Horacio Pietragalla (hijos de terroristas) quien manifestó el 25 junio pasado, en el programa radial La Mecha, radio provincia :“los acusados son grandes y los testigos también,  y no queremos impunidad biológica y por eso impulsamos los juicios de manera virtual y le damos prioridad porque tuvieron mucho más de 30 años de impunidad” y “hay genocidas que les deben quedar 10 o 15 años de vida por su avanzada edad y tratan de no ser condenados y eso es lo que no queremos, no sólo por una decisión de las víctimas sino lo que significa como reparación al daño que hizo en el país”. 

En cualquier Gobierno democrático el Señor Pietragalla sería desplazado de sus funciones, denunciado y bajo proceso judicial. En Argentina 2020, este personaje es impune porque integra el sector isis- kirchnerista, uno más de los talibanes Fernández.

El Estado argentino es responsable internacionalmente por la vida, la salud, la dignidad y los derechos humanos de las 12 personas alojadas en la HPC1 que están bajo su protección. Existe un abuso de poder por parte del Estado, pero, sobre todo, cada funcionario del servicio penitenciario federal, los magistrados y fiscales intervinientes y los médicos del HPC1, son individual y penalmente responsables de las graves violaciones constitucionales y convencionales con estos presos políticos.

La interventora del servicio penitenciario federal, la señora Garrigós de Rébori, debe de manera inmediata interesarse al caso; realizar una auditoría, sumariar, sancionar y cerrar como hizo con la 50. Es urgente destruir físicamente el mal llamado hospital penitenciario central 1 de Ezeiza del SPF, en nombre de los derechos humanos.   

Prof. Mario Sandoval, presidente Casppa France, 05/07/2020.