Le Président de Casppa France fait l'objet de nouvelles mesures de rétorsion en Argentine.

Le Président de Casppa France fait l'objet de nouvelles mesures de rétorsion en Argentine.

Pas de trêve pour Mario Sandoval, le Président de Casppa France. Détenu illégalement en Argentine depuis son extradition le 15 décembre dernier, il a subit dès son arrivée sur le territoire argentin des traitements inhumains et dégradants, comme nous l'avons rapporté dans nos publications précédentes, et a vu ses droits à la défense complétement bafoués.

Après une brève période d'accalmie pour cause de fêtes de fin d'année, le voici de nouveau dans la tourmente et l'arbitraire qui affectent tous les prisonniers politiques de ce pays, accusés illégalement d'avoir commis des crimes dans les années 70. 

Ce vendredi 10 janvier 2020, à 4 heures du matin, des agents du service pénitentiaire fédéral sont venus l'extraire brutalement de sa cellule pour le transférer au soit disant hôpital pénal de la prison de Ezeiza, officiellement pour quelques jours et au prétexte d'y faire des examens médicaux de routine.

En réalité, Mario Sandoval est à l'isolement depuis maintenant 72 heures, enfermé dans une cellule infâme à l'hygiène déplorable, sous la surveillance permanente d'une caméra, sans avoir le droit de sortir, et sans possibilité de pouvoir le contacter de l'extérieur.

Aucune explication ne lui a été donnée sur la motivation de cette décision totalement arbitraire, dont même son avocat n'a pas été informé. Il est ici pour une durée indéterminée, selon le bon vouloir de ses geôliers et du service pseudo-médical de cette unité. Est-ce cela la fonction d'un hôpital pénal? qu'est-il advenu du serment d'Hippocrate de ces médecins, garant de l'éthique médicale ?
La réalité de cette décision est qu'il s'agit d'une nouvelle mesure de rétorsion à son encontre, totalement arbitraire et injustifiée. Au prétexte fallacieux de lui faire des examens de santé, il se trouve enfermé 24h/24, pour une durée indéterminé, sous l’œil intrusif d'une caméra de surveillance permettant de noter tous ses faits et gestes, au mépris des conventions relatives aux personnes privées de liberté. L'objectif est de détruire sa personne, physiquement et psychiquement, d'annihiler sa volonté.  

Ces actions répétées dans le temps constituent un traitement inhumain et dégradant, et une forme de torture psychologique. De quel pays parle t'on?  de la Russie, la Turquie,  la Corée du Nord ou la Chine, régulièrement dénoncés par les associations de défense des droits de l'Homme? Non, de l'Argentine, pays démocratique loué par la communauté internationale et les associations de défense des droits de l'Homme.  

Nous demandons à ce que ce qu'il soit mis fin immédiatement à cette situation.

Casppa France continuera de dénoncer inlassablement les atteintes aux droits fondamentaux de l'Homme par Argentine, au mépris des ses engagements internationaux.

Qu'est-ce que le serment d’Hippocrate?

Voici le texte revu par l’Ordre des médecins en 2012.

“Au moment d’être admis(e) à exercer la médecine, je promets et je jure d’être fidèle aux lois de l’honneur et de la probité.
Mon premier souci sera de rétablir, de préserver ou de promouvoir la santé dans tous ses éléments, physiques et mentaux, individuels et sociaux.
Je respecterai toutes les personnes, leur autonomie et leur volonté, sans aucune discrimination selon leur état ou leurs convictions. J’interviendrai pour les protéger si elles sont affaiblies, vulnérables ou menacées dans leur intégrité ou leur dignité. Même sous la contrainte, je ne ferai pas usage de mes connaissances contre les lois de l’humanité.
J’informerai les patients des décisions envisagées, de leurs raisons et de leurs conséquences.
Je ne tromperai jamais leur confiance et n’exploiterai pas le pouvoir hérité des circonstances pour forcer les consciences.
Je donnerai mes soins à l’indigent et à quiconque me les demandera. Je ne me laisserai pas influencer par la soif du gain ou la recherche de la gloire.
Admis(e) dans l’intimité des personnes, je tairai les secrets qui me seront confiés. Reçu(e) à l’intérieur des maisons, je respecterai les secrets des foyers et ma conduite ne servira pas à corrompre les moeurs.
Je ferai tout pour soulager les souffrances. Je ne prolongerai pas abusivement les agonies. Je ne provoquerai jamais la mort délibérément.
Je préserverai l’indépendance nécessaire à l’accomplissement de ma mission. Je n’entreprendrai rien qui dépasse mes compétences. Je les entretiendrai et les perfectionnerai pour assurer au mieux les services  qui me seront demandés.
J’apporterai mon aide à mes confrères ainsi qu’à leurs familles dans l’adversité.
Que les hommes et mes confrères m’accordent leur estime si je suis fidèle à mes promesses ; que je sois déshonoré(e) et méprisé(e) si j’y manque.”

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